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 Descente Hommes

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Patrick
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Date d'inscription : 28/10/2004

MessageSujet: Descente Hommes   Dim 12 Fév - 17:07

1 A. Deneriaz (FRA) 1:48.80
2 M. Walchhofer (AUT) 1:49.52 0:00.72
3 B. Kernen (SUI) 1:49.82 0:01.02
4 K.A. Aamodt (NOR) 1:49.88 0:01.08
5 B. Miller (USA) 1:49.93 0:01.13
6 H. Maier (AUT) 1:50.00 0:01.20
7 M. Buechel (LIE) 1:50.04 0:01.24
8 F. Strobl (AUT) 1:50.12 0:01.32
9 P. Staudacher (ITA) 1:50.29 0:01.49
10 D. Rahlves (USA) 1:50.33 0:01.53
11 P.E. Dalcin (FRA) 1:50.35 0:01.55
12 T. Gruenenfelder (SUI) 1:50.44 0:01.64
13 M. Osborne (CAN) 1:50.45 0:01.65
14 L. Kjus (NOR) 1:50.64 0:01.84
15 S. Macartney (USA) 1:50.68 0:01.88
16 F. Bourque (CAN) 1:50.70 0:01.90
17 A. Hoffmann (SUI) 1:50.72 0:01.92
18 K. Sulzenbacher (ITA) 1:50.84 0:01.95
19 P. Fill (ITA) 1:50.88 0:02.08
19 S. Nyman (USA) 1:50.88 0:01.98


Le Français Antoine Dénériaz a remporté la médaille d'or de la descente en survolant la piste de Sestrières. C'est le 5e champion olympique tricolore dans cette discipline. Le skieur de Morillon devance l'Autrichien Walchhofer et le Suisse Kernen. Les autres favoris n'ont pas répondu présent.



Comme dans un rêve. Antoine Dénériaz a réussi un exploit dantesque sur la Banchetta de Sestrières.
Vainqueur de la course de sa vie, de la course de ses rêves, il rejoint Henri Oreiller, Jean Vuarnet, Jean-Claude Killy et Jean-Luc Crétier, devenant le cinquième champion olympique français de l'histoire en descente.

Une revanche, forcément.
Sur lui-même.
Sur le sort, qui l'a accablé voilà tout juste un an en lui explosant un genou.
Sur les critiques, qu'il lui a fallu encaisser ces derniers mois, à l'image de toute l'équipe de France d'ailleurs.

Aujourd'hui, tout ça est oublié. Mais Antoine, lui, n'oubliera pas.

Comme Crétier voilà huit ans à Nagano, Dénériaz était un outsider, plus qu'un favori.
Même son meilleur temps lors du dernier entrainement samedi n'avait pas vraiment éveillé la méfiance d'une concurrence sur la retenue.
Cette première place, 24 heures avant l'heure, avait même un inconvénient majeur: le skieur de Morillon se retrouvait du coup flanqué du dossard 30, en dernière position des prétendants.

Derrière les Autrichiens, les Américains, les Suisses et tous les autres. Mais il en aurait fallu plus, beaucoup plus, pour calmer les ardeurs du leader tricolore.

Au plus que parfait

Lorsqu'il quitta le portillon de départ sur les coups de 13h03, Michael Walchhofer était encore virtuellement champion olympique.
Bruno Kernen et Kjetil Andre Aamodt complétaient un podium de moins en moins provisoire.
De tous les grands, Walchho était le seul à ne pas s'être troué. Engagé, agressif, un peu trop même sur certaines trajectoires, l'Autrichien croyait tenir son or.
Hermann Maier, mal remis de sa grippe, Bode Miller, trop court, Fritz Strobl, trop juste, Daron Rahlves, pas assez relâché, avaient tous raté leur coup.
Comme quoi ça n'arrive pas qu'aux Français, de se déchirer le jour J...

Malgré tout, il restait de la place pour aller chercher Walchhofer.
S'il avait été le plus rapide, le leader de la Coupe du monde de la spécialité n'avait pas été irréprochable.
A condition de skier à la perfection, le coup était jouable. Et Dénériaz ne fut pas parfait.
Il fut plus que parfait. Après 20 secondes de course, il comptait déjà 22 centièmes d'avance au premier intermédiaire, avant la partie de glisse, celle où il excelle comme personne.
Sa marge ne pouvait qu'augmenter. Gagné. Près d'une demi-seconde à mi-pente, puis 74 centièmes aux trois-quarts de la course.

Comme chez lui en Italie

Restait à bien gérer les trois dernières courbes, et l'ultime saut. Impeccable. Un envol vers le paradis. Vers l'éternité.
Bras levés, bouche grande ouverte, Dénériaz pouvait exulter, dans un détonnant mélange de joie et de rage. Walchhofer est relégué à 72 centièmes au final.
Les autres, tous les autres, sont au-delà de la seconde. Antoine n'a pas seulement gagné. Il a écrasé cette descente olympique. De toute sa classe, de toute son envie. Physiquement, techniquement, et peut-être plus encore mentalement, il a sorti un véritable bijou de course, comme on en livre une dans sa vie. C'était le bon jour.

Décidément, l'Italie lui sourit.
C'est de ce côté des Alpes, à Val Gardena, qu'il avait signé sa première victoire en Coupe du monde, en décembre 2002, avant de récidiver un an plus tard.
Ces derniers jours, il n'avait pas manqué de relever certaines similitudes entre les deux pistes.
Mais franchement, ce Dénériaz-là aurait sans doute gagné n'importe où aujourd'hui.
De cette mémorable journée, on regrettera juste que l'irréprochable Aamodt échoue au pied du podium.
Sa 20e médaille dans un grand championnat était toute proche. Elle revient finalement à Bruno Kernen (sacré champion du monde ici-même il y a neuf ans) et c'est tout aussi sympathique. Et puis ce n'est pas une journée à faire la fine bouche, non?

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